Cinéma

SAMEDI 26 JANVIER

Les Cygnes sauvages

Film de Vera et Mikhail Tsekhanovski, d’après un conte de Hans Christian Andersen. Avec les voix de Smaïn et Sandrine Kimberlain – 1962, VF, tout public, 60 mn. Production Soyouzmoultfilm

10h/11h30 - Médiathèque L’Echo (auditorium) – Accès avec Pass

Un roi qui a onze fils et une fille se remarie. La nouvelle reine, méchante sorcière, transforme les princes en cygnes et exile la fille chez des paysans…

Réalisé au sein des fameux studios d’animation Soyouzfilm, à l’époque soviétique, Les Cygnes sauvages se distingue par sa force esthétique, qui s’appuie sur la finesse du trait et la richesse des couleurs, et sa densité dramatique, renforcée par la musique brillante d’Alexandre Varlamov.

Séance suivie d’une rencontre avec Korinna Danielou, programmatrice du Festival VOICES

DIMANCHE 27 JANVIER

La Reine des neiges

Film de Lev Atamanov, d’après un conte de Hans Christian Andersen. Avec les voix françaises de Catherine Deneuve et Smaïn – 1957, VF, tout public, 65 mn, Production Soyouzmoultfilm

10h/11h30 - Médiathèque L’Echo (auditorium) – Accès avec Pass

Hans et Gerda sont deux enfants qui s’aiment tendrement. Mais la Reine des neiges laisse tomber un petit morceau de son miroir dans l’œil de Hans, geste qui a pour effet de la rendre irrésistible aux yeux de celui-ci. Gerda ne peut croire qu’elle a perdu l’amour de Hans. Elle part à sa recherche…

La Reine des Neiges est un chef-d’œuvre de l’animation russe, à l’égal des meilleurs Disney. Ce grand classique du cinéma jeune public a reçu le Lion d’or au festival de Venise en 1957 (catégorie films d’animation), le Premier Prix au Festival de Cannes en 1958 (catégorie films d’animation), le Prix du meilleur film au Festival de Londres en 1959.

 

Séance suivie d’une rencontre avec Korinna Danielou, programmatrice du Festival VOICES.

Cycle «La Famille russe»

12h à minuit – Ecam - Accès avec pass

Une journée complète de cinéma pour s’immerger dans l’intimité de la famille russe. Russenko 2013 vous propose une série de 5 films qui illustrent chacun à sa façon les relations familiales, se nouant et se dénouant, se déchirant et se rabibochant. Chaque film porte un regard très personnel, parfois acide, sur la société russe. Ils seront suivis par une rencontre en présence d’un réalisateur invité ou d’un spécialiste du cinéma russe.

 

Alexandra

Film d’Alexandre Sokurov – 2007, VOSTF interdit aux moins de 16 ans, 90 mn. Distribution Rezofilms

12h/14h

Alexandra Nikolaevna vient rendre visite à son petit-fils dans un campement de régiment russe en Tchétchénie. Elle découvre un autre monde, violent, cruel, mais peuplé toutefois d’êtres humains…

Né en 1951, Alexandre Sokurov a été l’élève d’Andrei Tarkovski au célèbre Institut national de la cinématographie à Moscou. Il s’est fait connaître en Occident avec le troublant Mère et Fils, en 1996. Alexandra, sélectionné au festival de Cannes en 2007, est un excellent exemple de la créativité visuelle de Sokurov sur un sujet sensible : la guerre en Tchétchénie. Pour ce film, Galina VIichnevskaia a reçu le prix de Meilleur rôle féminin décerné par la Guilde des historiens et critiques de cinéma (Russie, 2007).

Séance suivie d’une rencontre avec Korinna Danielou, programmatrice du Festival VOICES

Enterrez-moi sous le carrelage

Film de Sergueï Snejkine
 – 2008, VOSTF, tout public, 117 mn. Distribution Ruscico

14h30/17h

Le petit Sacha Savéliev, 8 ans, vit chez ses grands-parents. Souvent malade, il va rarement à l’école. A la maison, il doit ingurgiter des tonnes de médicaments, dormir avec un bonnet, n’a pas le droit d’aller jouer. Sa mère vient le voir une fois par mois et c’est chaque fois un grand moment de bonheur…

Sergueï Snejkine, né en 1954 traite avec brio et aplomb un sujet délicat : les souffrances physiques et psychologiques d’un enfant en manque d’amour maternel. Adapté d’un roman éponyme du scénariste et réalisateur Pavel Sanaïev, Enterrez-moi sous le carrelage joue avec le rire et les larmes du spectateur, à la fois dur et tendre.

Film présenté par Pavel Morozov, producteur du Festival VOICES, en présence de Svetlana Kriouchkova (rôle principal).

La Noce

Film de Pavel Lounguine - 1999, VOSTF, interdit aux moins de 12 ans, 99 mn. SD Productions

17h/19h

Un village minier à 300 km de Moscou. Tania, mannequin à Moscou, rentre au village pour épouser son amour d’enfance. Le père du jeune homme, maire du village, souhaite que la noce soit digne de sa fonction…

Figure essentielle du cinéma russe, Pavel Lounguine, né en 1949 à Moscou, s’est fait connaître avec Taxi Blues, en 1990. Depuis, le réalisateur a enchaîné des films qui portent un regard acéré sur la société et l’actualité russes. La Noce est une étude de mœurs sans concession, où l’alcoolisme et la misère côtoient la solidarité et la gaieté du peuple russe. L’ensemble des interprètes du film a reçu une Mention spéciale au Festival de Cannes 2000.

La séance sera suivie d’une rencontre avec Jacques Simon, spécialiste du cinéma russophone, président de l’association KINOGLAZ

La Parentèle

Film de Nikita Mikhalkov – 1981, VOSTF, tout public, 98 mn. Distribution Ruscico

19h30/21h30

Maria décide de quitter sa campagne et de se rendre en ville pour s’immiscer dans la vie de sa fille dont le comportement la scandalise. Dans le train, elle fait la connaissance d’un homme qui ne tarde pas à lui témoigner un vif intérêt…

Les cinéphiles se souviennent des bijoux du cinéma russe que sont Partition inachevée pour piano mécanique, Quelques jours dans la vie d’Oblomov ou Les Yeux noirs. Avec La Parentèle, Nikita Mikhalkov s’attaque avec tendresse et ironie aux frictions entre parents et enfants qui résultent du choc entre les traditions familiales et l’occidentalisation de la société russe. Un portrait aigre-doux des années 1980 en URSS.

Séance suivie d’une rencontre avec Korinna Danielou, programmatrice du Festival VOICES, en présence de Svetlana Kriouchkova (rôle principal).

Loin de Sunset Boulevard

Film d’Igor Minaiev – 2005, VOSTF, interdit aux moins de 16 ans, 135 mn. Zelig films

21h30 / minuit

Igor Minaiev, né en 1954, a grandi dans la Russie soviétique et fait ses premiers pas de cinéaste sous la contrainte de la censure. Il a situé Sunset Boulevard dans les années 1930-40, en plein stalinisme, pour raconter l’histoire d’un réalisateur et de sa femme, comédienne, dans le Hollywood “rouge” voulu par Staline. Un mélodrame attachant dans un contexte historique passionnant.

Film présenté par Jacques Simon, spécialiste du cinéma russophone, président de l’association KINOGLAZ, en présence du réalisateur Igor Minaiev.

Programmation cinéma réalisée par la société ZEVS, programmatrice Korinna Daniélou.